Entraîner la mémoire de travail : ce que dit la science
La mémoire de travail est le bloc-notes mental qui retient brièvement nombres, consignes et idées. Elle répond à l’exercice, dans des limites précises.
Ce que produit l’entraînement
Le N-back et les tâches d’empan complexe améliorent la tâche pratiquée et les tâches proches. Plus la compétence est éloignée, plus le transfert diminue. Il ne s’agit pas de « +10 de QI », mais d’un gain spécifique.
Ce qui fonctionne
Une difficulté adaptative qui suit les progrès.
Cinq à dix minutes fréquentes plutôt qu’une longue séance hebdomadaire.
Un effort modéré et durable, pas le confort.
Le sommeil consolide l’apprentissage ; la fatigue mesure surtout la fatigue.
Comment pratiquer
Choisissez un ou deux paradigmes et travaillez près de votre limite. Suivez votre niveau N ou votre empan sur plusieurs semaines.
Publications évaluées par les pairs à l’appui des conclusions. Un score d’entraînement ne constitue pas un diagnostic.
Jaeggi, S. M., Buschkuehl, M., Jonides, J., & Perrig, W. J. (2008). Improving fluid intelligence with training on working memory. Proceedings of the National Academy of Sciences, 105(19), 6829–6833.DOI: 10.1073/pnas.0801268105
Redick, T. S., et al. (2013). No evidence of intelligence improvement after working memory training: a randomized, placebo-controlled study. Journal of Experimental Psychology: General, 142(2), 359–379.DOI: 10.1037/a0029082
Jaeggi, S. M., Buschkuehl, M., Perrig, W. J., & Meier, B. (2010). The concurrent validity of the N-back task as a working memory measure. Memory, 18(4), 394–412.DOI: 10.1080/09658211003702171