Compléments : Calcul
Trouvez les nombres qui font la cible
À propos
Number Bonds est un exercice d'arithmétique rapide construit autour de paires de nombres dont la somme atteint un tout cible. On vous montre une cible et un nombre, et votre mission est de taper ou saisir son partenaire manquant le plus vite possible, manche après manche, pour que les paires deviennent automatiques.
Ce que ça développe
Il entraîne l'aisance arithmétique, le rappel rapide et sans effort des faits numériques de base. À mesure que le rappel devient automatique, il libère de la mémoire de travail pendant les calculs plus longs, car vous cessez de calculer les petites sommes pour simplement vous en souvenir.
Histoire
L'idée de tout-partie-partie derrière les compléments numériques s'est répandue dans l'enseignement des maths au primaire en Europe au milieu du XXe siècle, aux côtés de méthodes concrètes comme celles de Catherine Stern et Georges Cuisenaire. Le terme anglais « number bonds » est devenu largement connu grâce aux maths de Singapour, dont le programme national a été réformé dans les années 1980 puis exporté dans le monde entier.
Créé par — et quand
Il n'y a pas d'inventeur unique. Les compléments numériques sont un concept pédagogique générique issu de la tradition des mathématiques au primaire ; le schéma tout-partie-partie spécifique et le nom ont été popularisés par le programme du ministère de l'Éducation de Singapour (élaboré au fil des années 1980 sur les idées antérieures concret-imagé-abstrait de Jerome Bruner).
Comment s’entraîner
Travaillez une cible à la fois jusqu'à ce que ses paires soient instantanées, puis passez à la suivante, et revenez en arrière pour mélanger les cibles. Visez le rappel, pas le comptage sur les doigts, et poussez vers un rythme légèrement inconfortable afin de récupérer les réponses plutôt que de les recalculer.
Combien de temps
Court et fréquent l'emporte sur long et rare : 5 à 10 minutes par jour suffisent largement. Quelques minutes par jour pendant deux semaines font davantage pour l'automatisme qu'une longue séance hebdomadaire.
Base scientifique
Les preuves sont solides pour ce que l'exercice vise précisément : vous devenez plus rapide et plus juste pour rappeler les faits numériques que vous travaillez, et cette aisance libère la mémoire de travail pour des problèmes plus durs et prédit la réussite ultérieure en maths. Les affirmations selon lesquelles ce type de pratique augmente l'intelligence générale ou produit un transfert large vers des compétences sans rapport sont faibles et largement non démontrées ; l'entraînement apparenté de la mémoire de travail a échoué à maintes reprises à produire un transfert lointain durable, alors traitez toute grande promesse avec prudence.
Recommandations
Commencez par les compléments à 10, rendez-les vraiment instantanés, puis passez aux compléments à 20 et à 100 seulement une fois que les plus petits vous semblent sans effort.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un complément numérique au juste ?
C'est une paire de nombres dont la somme atteint un tout précis — par exemple 3 et 7 forment un complément pour 10, tout comme 4 et 6. Les connaître par cœur, c'est tout l'enjeu.
Est-ce que ça va me rendre meilleur en maths en général ?
Cela rend de façon fiable les faits de base automatiques, ce qui supprime un goulot d'étranglement dans les calculs plus grands. Ce n'est pas un raccourci vers l'intelligence générale, et les vastes promesses de « dopage cérébral » autour de ces exercices ne sont pas bien étayées.
Est-ce réservé aux enfants ?
Non. Le concept est enseigné aux enfants, mais l'exercice est utile à tout âge pour aiguiser la vitesse de calcul mental et secouer la rouille.
Variantes
Les variantes courantes changent la cible (compléments à 10, 20, 50, 100), remplacent l'addition par le fait de soustraction correspondant (étant donné le tout et une partie, trouver l'autre), utilisent trois parties au lieu de deux, ou ajoutent des décimaux et des fractions pour un défi supplémentaire.